Le Volvo XC70 est le premier hybride rechargeable à autonomie électrique étendue de la marque. La version présentée pour la Chine annonce plus de 200 km en cycle CLTC. Source photo : Volvo Cars

Volvo prépare des hybrides rechargeables destinées à être conduites au quotidien comme des électriques

Volvo change le rôle de l’hybride rechargeable dans la gamme. Au lieu d’une voiture à moteur thermique aidé par une batterie relativement petite, les futurs modèles seront conçus pour que la plupart des déplacements habituels se fassent en électrique, le moteur essence offrant la sécurité d’une grande autonomie sur long trajet.

L’objectif discuté par la direction de l’entreprise est d’environ 160 km de roulage électrique pour la prochaine génération de modèles hybrides rechargeables. Ce n’est pas encore une valeur WLTP homologuée pour une automobile commandable en Roumanie, mais l’objectif technique présenté par les dirigeants Volvo pour la future gamme.

La différence ne sera pas seulement une batterie plus grande. Volvo veut que la voiture conserve l’accélération franche, le silence et la réponse d’un modèle électrique même lorsque le conducteur demande plus de puissance, sans que le moteur thermique ne démarre souvent en usage quotidien.

Comment fonctionnera la nouvelle génération d’hybrides Volvo

Michael Fleiss, directeur Volvo pour la stratégie et les produits, décrit les futurs modèles comme des voitures électriques avec moteur de réserve. La propulsion électrique sera utilisée en priorité en ville et dans le trafic avec arrêts fréquents, où elle est efficace et peut récupérer de l’énergie au freinage.

Le moteur thermique n’aura toutefois pas seulement un rôle de générateur. Selon les explications de Fleiss, il pourra se connecter mécaniquement aux roues lorsque la batterie atteint un niveau bas ou lorsque cette solution est plus efficace, par exemple à vitesse constante sur autoroute.

Les futurs Volvo ne doivent donc pas être confondus avec les voitures électriques à prolongateur d’autonomie dans lesquelles le moteur essence produit uniquement de l’énergie, sans pouvoir entraîner les roues. L’architecture Volvo reste hybride, mais elle est pensée autour de l’usage électrique.

L’entreprise estime une autonomie totale, obtenue de la batterie et du réservoir, de 800–1 000 km. Les valeurs finales dépendront du modèle, du marché, de l’équipement et du cycle d’homologation.

Le XC70 montre déjà la direction, mais le chiffre de 200 km doit être lu correctement

Le premier exemple est le nouveau Volvo XC70, construit sur la plateforme SMA dédiée aux hybrides rechargeables à grande autonomie. Le modèle lancé d’abord en Chine offre, selon le constructeur, plus de 200 km électriques et plus de 1 200 km d’autonomie totale.

Ces 200 km ont été déterminés dans le cycle chinois CLTC, qui n’est pas directement comparable à la norme WLTP utilisée dans l’Union européenne et tend à donner des valeurs plus optimistes. Volvo précise dans la documentation du modèle que le chiffre vaut pour la version destinée au marché chinois.

Le XC70 peut recharger la batterie de 0 à 80 % en 23 minutes et peut alimenter des appareils externes via un adaptateur. Ces fonctions le rapprochent du mode d’usage d’une voiture électrique, même s’il conserve le moteur à combustion interne.

Le constructeur a annoncé l’intention d’amener le XC70 aussi en Europe, à une étape ultérieure. Les spécifications européennes, l’autonomie WLTP, les prix et la disponibilité en Roumanie n’ont pas été confirmés.

Ce qui change par rapport aux modèles Recharge actuels

Les hybrides rechargeables Volvo déjà sur le marché peuvent rouler en électrique et donnent la priorité au moteur électrique en mode Hybrid. Elles proviennent toutefois d’une génération dans laquelle le moteur thermique reste un composant central de la propulsion, et l’autonomie sans essence est plus faible que l’objectif des nouveaux modèles.

À la génération suivante, la batterie plus grande et le moteur électrique plus puissant devraient permettre le trajet quotidien, les parcours urbains et de nombreux déplacements régionaux sans démarrer le moteur essence. Celui-ci interviendra surtout lors des longs voyages ou lorsque la recharge n’est pas disponible.

Volvo présente la solution comme une étape intermédiaire pour les clients qui apprécient le roulage électrique mais ne sont pas prêts à dépendre uniquement de l’infrastructure de recharge. La stratégie ne signifie pas l’abandon des modèles entièrement électriques, mais l’allongement de la période pendant laquelle les deux types de propulsion seront vendus en parallèle.

Pour qui cela aurait du sens en Roumanie

Un hybride rechargeable d’environ 160 km d’autonomie électrique peut couvrir sans essence plusieurs jours de navette pour un conducteur qui le recharge à domicile ou au travail. En même temps, le moteur thermique élimine la nécessité de planifier des arrêts de recharge en vacances ou sur des itinéraires où les stations sont rares.

L’avantage dépend toutefois d’une habitude simple : la voiture doit être rechargée régulièrement. Si elle est utilisée surtout avec la batterie vide, elle transporte en permanence la masse de la batterie, du moteur électrique et du système thermique, et l’économie de carburant se réduit considérablement.

Une batterie plus grande apporte aussi des coûts, une masse et une complexité supplémentaires. Pour qui peut recharger facilement et fait souvent de longs trajets, le compromis peut convenir. Pour qui n’a pas un accès constant à une prise, un hybride classique peut être plus simple ; pour qui reste toujours dans l’autonomie de la batterie, une électrique pure évite l’entretien du moteur thermique.

La conclusion pratique est que les futurs Volvo rechargeables tenteront d’inverser la logique actuelle : l’essence ne sera plus la source utilisée chaque jour, mais la réserve pour les situations où l’autonomie électrique ne suffit pas. Le succès de cette formule dépendra de l’autonomie WLTP réelle, de la vitesse de recharge et des prix des versions européennes, encore non annoncés.

Sources