Les immatriculations de voitures particulières neuves en Roumanie ont reculé de 5,63 % en octobre 2026, à 12 116 unités, selon le communiqué publié le 2 novembre par l’ACAROM. Sur les dix premiers mois, l’association roumaine des constructeurs automobiles comptabilise 109 326 voitures, contre 121 609 un an auparavant. Le marché perd ainsi 10,1 %, alors que les hybrides et les électriques à batterie progressent.
Ces chiffres portent sur les immatriculations nationales, sans mesurer les commandes signées pendant le mois. Ils ne correspondent ni à la production automobile roumaine ni aux ventes mondiales des marques présentes dans le pays. Pour un lecteur français, la comparaison doit donc garder le même périmètre : des voitures particulières enregistrées en Roumanie, sur un mois ou sur une période cumulée précisément définie.
Un rebond mensuel qui ne rattrape pas 2025
En septembre, l’ACAROM avait recensé 11 068 voitures neuves, soit une baisse de 11,2 % sur un an. Octobre ajoute 1 048 unités par rapport à septembre, une hausse calculée d’environ 9,5 %. Cette amélioration entre deux mois successifs reste compatible avec le recul de 5,63 % par rapport à octobre 2025. Les deux variations ne prennent pas la même base de comparaison.
Sur neuf mois, le total était de 97 210 voitures, contre 108 770 en 2025, ce qui représentait un recul de 10,62 %. L’écart absolu atteignait alors 11 560 unités. Après octobre, il passe à 12 283 voitures. Le taux de baisse cumulé devient moins élevé, à 10,1 %, mais le manque de volume par rapport à l’année précédente augmente de 723 unités.
Les différences sont calculées à partir des deux communiqués de l’association. Elles permettent de distinguer une modération du recul en pourcentage d’un véritable rattrapage des immatriculations perdues. Le rapport ne fournit pas de série corrigée des variations saisonnières ni d’ajustement lié aux jours ouvrables. La seule progression sur septembre ne suffit donc pas à établir un retournement durable de la demande.
Dacia conserve la première place sur dix mois
Dacia compte 22 633 voitures, devant Toyota avec 12 158 et Skoda avec 8 726. Volkswagen atteint 7 704 immatriculations, puis Renault 5 201. La part calculée de Dacia se situe autour de 20,7 % du marché roumain, avec une avance de 10 475 unités sur Toyota. Ce classement couvre janvier à octobre et ne doit pas être présenté comme celui du seul dernier mois.
BYD arrive sixième avec 4 969 unités, à seulement 232 voitures de Renault. Mercedes-Benz enregistre 4 426 voitures, Ford 4 363, Hyundai 4 192 et BMW 3 838. Le communiqué ne classe pas les modèles et ne ventile pas les volumes de chaque marque entre électrique et hybride. La photographie d’un Duster illustre donc la marque en tête, sans désigner le modèle le plus immatriculé.
Les hybrides dépassent la moitié du marché
Avec 62 059 voitures sur dix mois, les hybrides affichent une croissance de 3,8 % par rapport à janvier–octobre 2025. Leur part calculée dans les 109 326 immatriculations neuves atteint environ 56,8 %. Les quatre autres catégories du communiqué réunissent 47 267 voitures, soit 14 792 de moins que les hybrides à eux seuls.
Cette majorité ne décrit pas une seule technologie hybride. Le communiqué ne distingue pas les hybrides légers, les hybrides complets et les hybrides rechargeables. La part de 56,8 % ne peut donc pas être attribuée aux seules voitures branchées sur une borne ou une prise. Les statistiques ne renseignent pas non plus les distances parcourues en mode électrique ou les habitudes de recharge.
Les électriques à batterie totalisent 9 384 unités, en hausse de 45,6 %, soit une part calculée proche de 8,6 %. Il s’agit de la progression en pourcentage la plus forte parmi les cinq catégories publiées. Leur volume dépasse celui du diesel de 3 054 voitures, mais reste inférieur aux 13 078 modèles au GPL. La croissance la plus rapide ne correspond donc pas au plus gros segment.
En soustrayant les cumuls de neuf mois de ceux de dix mois, on obtient 1 495 électriques et 6 635 hybrides pour octobre. Ce sont des calculs éditoriaux entre deux publications de l’ACAROM. Ils ne constituent pas un tableau mensuel supplémentaire présenté dans le communiqué de novembre et doivent être distingués des chiffres cumulés directement publiés par l’association.
Le diesel se contracte de 40,3 %
La catégorie essence s’établit à 18 475 voitures sur dix mois, en baisse de 34,9 %. Le GPL recule de 20,2 %, à 13 078, tandis que le diesel perd 40,3 %, à 6 330 unités. Leurs parts calculées sont respectivement d’environ 16,9 %, 12 % et 5,8 %. Le diesel possède ainsi le plus petit volume et la baisse en pourcentage la plus marquée du tableau.
Ces catégories ne doivent pas être confondues avec un décompte de tous les moteurs thermiques présents dans les véhicules. Une hybride peut utiliser un moteur à essence tout en figurant dans la rubrique hybride. Les 16,9 % de la catégorie essence ne permettent pas d’affirmer que cette proportion seulement des voitures neuves peut consommer de l’essence.
Pour le seul mois d’octobre, la différence entre les deux cumuls donne 1 488 voitures dans la catégorie essence, 1 969 au GPL et 529 diesels. Avec les volumes calculés d’hybrides et d’électriques, la somme correspond aux 12 116 immatriculations mensuelles. Le rapport n’indique pas les prix payés ni les raisons commerciales de l’évolution de chaque motorisation.
L’occasion concerne la première immatriculation roumaine
L’ACAROM recense 27 216 voitures d’occasion immatriculées pour la première fois en Roumanie en octobre, soit un recul de 23,8 % sur un an. Sur dix mois, ce volume atteint 254 323 unités contre 298 598 en 2025, en baisse de 14,8 %. La différence calculée représente 44 275 voitures. Le cumul équivaut à environ 2,33 fois le volume des voitures neuves.
Ce périmètre ne comprend pas toutes les transactions entre propriétaires de voitures déjà immatriculées dans le pays. Il ne constitue donc pas une mesure exhaustive du commerce de l’occasion en Roumanie. Le communiqué ne publie pas non plus de prix moyens, de remises ou de carnet de commandes. La contraction des immatriculations ne démontre pas, à elle seule, une baisse du prix d’un véhicule proposé à la vente.
Illustration : deux Dacia Duster issus de la photothèque officielle de Dacia Roumanie. Utilisation éditoriale conformément aux conditions du site ; les droits restent à Dacia ou aux titulaires concernés.



